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 Et pourtant...

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AuteurMessage
49tom
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Nombre de messages : 3
Date d'inscription : 30/10/2010

Et pourtant... Empty
MessageSujet: Et pourtant...   Et pourtant... EmptyDim 31 Oct - 3:35

La vie n'est qu'une succession de moralités et de désespoirs, une chose d'inachevé. C'est un court passage intense et souffrant, sans âme ni volonté d'être. Elle n'inspire guère mes pensées dans l'optique d'y rester. La vie concentre tous les problèmes à elle seule et s'en séparera un jour cadavérique. Elle se terminera, sans aucun doute, par une belle matinée d'automne ensoleillée, dans un milieu inespéré. Cette vie d'amour et d'eau fraîche que l'on racontait aux jeunes enfants inconscients, moi je n'y croyais absolument pas. Et pourtant...

Nous étions installés sous un palmier. L'endroit calme et reposant nous convenait à merveille. Ce paysage avait un charme particulier. J'admirais les vagues s'enroulant sur elles-mêmes, on aurait cru qu'elles voulaient nous enlacer. Dans toute sa splendeur, la plage offrait un magnifique spectacle mouvementé. Le sable fin resplendissant sous la lumière du soleil s'envolait par une bribe de vent pour atterrir quelques mètres plus loin. Les plantations frissonnaient. Les oiseaux s'agitaient battant leurs ailes élégamment. J'essayais de comprendre les messages cryptés que la mer m'envoyais, enfouis sous ses vagues? Le temps passait sans que nous nous en lassions de tes scénettes. Une fois, tu nous jouais un père déchainer puis la fois d'après tu mimais un semblant de calme. Nous pensions que tu nous concoctait une musique rythmée et synchronisée. Tu étais en harmonie avec les minutes, les heures et le temps. Ta mélodie de romance s'amplifiait d'instant en instant. Sur mes genoux elle m'enlaçait tendrement. Le savais-tu ? Aujourd'hui étais un jour particulier, celui des amoureux.

Le vent se mit à souffler en rafales, les branches à craquer sous la pression atmosphérique et le temps à se gâter. Le soleil est ses nuages blancs laissèrent place à la pluie et ses nuages gris. Tes vagues se heurtaient violemment contre les rochers et les orages tambourinaient le sable. L'eau commençait à monter, tes vagues à prendre de la hauteur et l'orage à s'intensifier. Nous nous regardâmes avec un air d'incompréhension. Ton site était réputé pour son calme et sa beauté, à cet instant, il n'y avait ni l'un ni l'autre. Nous restâmes assis pensant que tu arrêterais tes caprices et eûmes raison. La tempête s'estompa rapidement et l'endroit redevint paisible. «Ne t'avises pas de recommencer.» t'avais-je fait comprendre par des petits yeux furieux.

Ainsi le début d'après-midi fut tranquille et merveilleux. Tu recommenças ton petit jeu de messages codés et je comprenais un peu mieux où tu voulais en venir. J'ai cru comprendre que tu désirais savoir qui c'était celle que je tenais entre mes bras. J'aurais voulu te dire «ma petite amie» mais pour te répondre on s'embrassait. Dans le début de la soirée, tu débuta une autre de tes faces cachées et commença à m'espionner. Pour cela, tu envoyais tes complices de plus en plus proche de nous. Je t'avais surpris à maintes reprises. Mais tu connaissait déjà tout de moi, rien qu'absolument tout. On s'éloigna pour t'échapper. Tu cessas tes activités. A ce moment là, tout me paraissait calme. Trop calme.

Elle s'était endormie, moi aussi. Je n'aurais pas dû relâcher mon attention. Ta mer s'est agitée. Ma petite amie s'enleva subitement de mes jambes et courut. A mon tour je me levai et m'élançai à sa poursuite. «Plus jamais je ne viendrais te revoir » t'avais-je fait comprendre dans un dernier regard montrant ma haine envers toi. Je te faisais entièrement confiance et voilà que tu me trahis, moi qui pensais qu'une visite ne te ferais pas de mal. Je me suis trompé. Quand j'arrivais à sa hauteur, elle prit ma main, et ensemble nous courûmes sur ton sable mouillée, nous faisant tomber à plusieurs reprises. Tes vagues prirent nos pieds puis nos chevilles. «S'il te plait, arrête-toi » t'avais-je supplier. Tu continuas de plus bel, sans remord. Nous escaladâmes une gigantesque colline de sable afin de t'éviter. Toi et tes vagues, voulais-tu donc notre mort ? Tu te rapprochas, à nouveau, dangereusement de nous.

Cette dune de sable nous emmenait-elle vers l'enfer ? Moi qui n'aie jamais rien fait de mal de ma vie, si l'on exepte le fait qu'à ma naissance, j'ai versé un cri très aigu dans les tympans de ma mère. Cette dune nous emmenait-elle vers un petit coin de paradis, où le repos serait illiité et la souffrance n'existerait plus ? Ce serait une belle récompense pour quelqu'un qui a su mener sa vie au profit des autres (cette fois, sans exceptions !). Ce qui devait de plus en plus certains à chacune de nos foulées c'est que nous montions vers le ciel.

Le brouillard s'épaississait, nous grimpions la colline avec peine? Je n'apercevais plus, ni tes complices, ni toi tout simplement et je m'en réjouissais. L'unique question que je me posais était celle-ci : comment allions nous mourir ? Par ta volonté ? Par notre épuisement ? Ou bien d'une chute mortelle ? Ton eau montait, elle nous suivait avec acharnement dans l'obscurité. Plus que jamais nous serrâmes nos mains dans un élan d'affection. Alors que nous rallions l'arrivée de la montée, de l'autre côté ton eau descendait. Nous nous embrassâmes sachant que notre mort se rapprochait. Ce dernier baiser romantique allait conclure une courte période de vie amoureuse. Tu nous avais bien eu sur ce coup, nous étions encerclés. Tu nous pris par les épaules puis envahissait nos corps. Je n'aurais jamais pensé cela de toi. Mourir par ta faute, c'était inimaginable et pourtant... nous nous noyâmes.

Nous étions condamnés. Tu nous avait condamné à mourir. Condamné à ne plus vivre auprès de toi. A ne plus revoir nos familles, nos amis, nos proches respectifs. Une condamnation injuste et inexpliquée. Une sentence faisant souffrir son acquéreur et que nous allions subir. Mon âme s'éleva à ses côtés. Tu pensais qu'en me tuant j'aurais plus aucun sentiment pour elle. Tu avais osé, toi et ta jalousie penser cela. Tu te trompais.

Je venais de mourir et pourtant... Je l'aimais toujours !
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